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Anthologie
J'avais depuis
longtemps envie d'exprimer que nous pouvons mieux faire en manière
d'environnement et montrer que le changement de nos habitudes peut nous
donner de nombreux avantages en plus du bon sens et ce bien au delà du
message "protéger la planète". Autant dire que la tâche n'était pas
facile pour ne pas déraper vers le prosélytisme... Bref, je m'y essaie et
écrit le scenario lors d'une réunion d'un club photo un peu trop
technique à mon gout. Les séquences sont posées et les images assez
claires dans mon esprit. C'est la première fois que j'écris
entièrement le scenario avant la quête de la toute première image...
Désormais, il ne suffit plus qu'aller à la quête des clichés et
peaufiner les
voix.
Je ne pouvais
oublier les performances du narrateur du "Le rigolo de la photo". Ainsi,
je sollicite Alain GELOEN pour le texte et la narration. Sans surprise,
il dit OUI avant même que je lui fournisse le scénario et repris
aussitôt la plume pour triturer le texte (qui était peut défini) et l'agrémenter
avec des temps, des contretemps, un vocabulaire et des rimes les plus surprenants.
Alain eut le génie de détourner le message vers l'amour et d'autres
notions moins prosélytistes que je ne l'avait fait.
De mon coté, la quête d'images
commence... le temps est court si je veux le
proposer au festival Photosynthèse. Toutefois, j'empile les images... images
de cimetière ou je reste enfermé en fin de journée jusqu'à l'arrivée du
gardien qui ne manque pas de me poser la question indélicate à la vue
du trépieds... images de fleuristes emballant les roses sous le regard
éberlué des fleuristes... images de poubelles dans les rues de Lyon...
ou encore de 4x4 à l'heure de bouchons. Par chance, j'ai retrouve un des
rares (et malheureusement) Hummer de Lyon... devant les portes de botanique
(??). Clic-Clac!
De retour chez
Alain, et après de nombreuses discussions entre sa paroisse (le texte)
et la mienne (l'image) nous arrivons à un consensus pour le message. L'enregistrement est prévu le lendemain dans une petite
bibliothèque ou je peux facilement obtenir les clés, une salle parfaite pour
l'enregistrement, calme et feutrée après les dernières fermetures de
portes...
Le montage se
fait dans la foulée en travaillant en séquence. Seulement, comment
exprimer le clash, la prise de conscience d'Armelin. Il me fallait une
musique et je n'ai guère envie de diversifier les genres. Par
découragement, j'entends les morceaux de musique et tombe par miracle
sur un morceau de 40 secondes allant parfaitement avec cette scène. Je
lie alors le titre du morceau avec grande surprise "Action-réaction".
Que dire de plus!!
C'est la course,
les petites séries photographiques sont nombreuses et tant amusantes qu'harassantes d'autant plus qu'il
faut s'y prendre en plusieurs fois et
que je procède à de nombreuses pour avoir le choix. Ainsi,
on ne voit pas la séance de la baignoire remplie de mousse ou de la
douche exprimant le gaspillage de l'eau. J'accoure chez la famille pour
profiter d'une mezzanine et pouvoir faire les prises de vue en plongée,
je sollicite les parents pour des vues, mes collègues de travail pour
récupérer les tas de papier pour la scène du bureau. Tout le monde est
sollicité, y compris un neveu qui a un superbe taille crayon en forme de
planisphère, un symbole fort... et un second qui a skate. Il ne pratique pas
mais la pose y est, clic-clac.
Une série marque
ce montage, la série photographique du bureau. Le lieu est tout trouvé,
un bureau de direction non utilisé. Le décor est parfait mais
même après de nombreux repérages, je refais les prises 3 soirs d'affilés pour cause
d'ombres imprévues, de mauvais cadrage, de mouvement
non voulu, de plante en pot trop peut réalistes avec à chaque fois la
contrainte de tout aménager et de tout remettre comme avant... cad
porter l'écran cathodique, l'écran plat, les piles de papier, les
plantes et cactus... sans compter la discrétion en travaillant seul
avec un APN sur trépied en position rafale. Sur, je ne suis pas prêt
de refaire cette scène.
Le we est propice
à la ballade d'Armelin. Pas de temps à perdre. je profite
d'une visite chez
des amis pour prendre les clichés des éoliennes d'Ally. Cool! Et pourquoi pas un
petit détour? Un court séjour de repos dans le jura pour des vues de chemin dans les
petits vallons. Par chance, nous tombons sur cette maison écologique et
faisons une superbe balade qui nous permet une coche exceptionnelle, le
grand tétra (oiseau très rare).
J'enregistre
différentes personnes pour le cri de stupeur, interpelle les cantonniers
pour la photo, négocie une virée en cyclonaute et en voiture à pédale...
Tout se négocie à la grande surprise des personnes et pour le plus grand
des plaisirs...
Au dernier moment
je rajoute le concept du plantage PC (celui-ci aura un grand impact lors
du festival Photosynthèse). Ainsi, à flux tendu, je pars faire les façades des
bâtiments lyonnais... en respectant la séquence... façades colorées et
inhomogènes pour les entreprises infectées par le virus et façade vitrée
pour "Lavidouce".
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